Une petite fille s’ennuie au bord d’une rivière. Un lapin blanc passe en courant, sort une montre de son gilet et s’écrie qu’il va être en retard. Elle le suit dans son terrier, tombe pendant un temps qui n’en finit pas, et se retrouve dans un monde où l’on grandit en mangeant un gâteau, où un chat disparaît en laissant son sourire derrière lui, où l’on condamne d’abord et l’on juge ensuite.
Tout le monde croit connaître Alice, souvent par le dessin animé de Disney. Pourtant, le livre de Lewis Carroll, paru en 1865, est bien plus étrange, plus drôle et plus mordant que son image. Alice au pays des merveilles est un livre pour enfants qui ne fait aucune concession aux enfants, un traité de logique déguisé en rêve, et l’un des textes fondateurs de la fantasy moderne. Si vous le cherchez en librairie, vous serez vite perdu entre les dizaines de traductions et d’éditions illustrées.
Cette page vous guide : résumé chapitre par chapitre, portraits des personnages, présentation de la suite, De l’autre côté du miroir, analyse du nonsense, histoire des illustrations, panorama des adaptations, et nos conseils pour choisir la bonne édition du livre Alice au pays des merveilles selon votre âge et vos envies.
Aux origines : une histoire racontée sur une barque
Lewis Carroll est le pseudonyme de Charles Lutwidge Dodgson (1832-1898), mathématicien et professeur au collège de Christ Church, à Oxford. Homme timide, bègue, passionné de photographie, de jeux de logique et de casse-têtes, il se lie d’amitié avec les enfants du doyen de son collège, Henry Liddell, et en particulier avec les trois sœurs : Lorina, Alice et Edith.
Le 4 juillet 1862, Dodgson, son ami le révérend Robinson Duckworth et les trois fillettes font une promenade en barque sur la Tamise. Pour les distraire, Dodgson improvise l’histoire d’une petite fille nommée Alice qui tombe dans un terrier de lapin. Alice Liddell, qui a alors dix ans, lui demande de l’écrire. Il lui offre en 1864 un manuscrit illustré de sa main, Alice’s Adventures Under Ground, puis le retravaille, l’allonge considérablement et le confie à l’éditeur Macmillan. Le livre paraît en 1865 sous le titre Alice’s Adventures in Wonderland, avec des illustrations de John Tenniel, le grand dessinateur du magazine satirique Punch.
Le succès est immédiat et durable. La première traduction française, signée Henri Bué, paraît dès 1869 sous le titre Aventures d’Alice au pays des merveilles.
Résumé d’Alice au pays des merveilles
Le livre compte douze chapitres. L’intrigue est volontairement décousue, comme un rêve, mais elle suit une progression : de la chute dans le terrier au procès final.
La chute et les métamorphoses (chapitres 1 à 4)
Alice suit le Lapin blanc dans son terrier et tombe longuement, en passant devant des étagères et des pots de confiture. Elle arrive dans une salle aux nombreuses portes. Derrière la plus petite, elle aperçoit un jardin merveilleux, mais elle est trop grande pour y entrer. Commence alors une série de transformations : une fiole étiquetée « Bois-moi » la fait rapetisser, un gâteau marqué « Mange-moi » la fait grandir démesurément. Désespérée, elle pleure des larmes géantes qui forment une mare, dans laquelle elle nage bientôt avec une souris et toute une ménagerie d’animaux trempés. Pour se sécher, le Dodo organise une course absurde où tout le monde gagne. Plus loin, Alice entre dans la maison du Lapin, boit une autre fiole et grandit au point de remplir toute la pièce.
Les rencontres (chapitres 5 à 7)
Redevenue minuscule, Alice rencontre une Chenille qui fume le narguilé sur un champignon et lui demande, avec dédain, qui elle est. Alice ne sait plus très bien : elle a tellement changé depuis le matin. La Chenille lui apprend que chaque côté du champignon a un effet différent, ce qui permet enfin à Alice de contrôler sa taille. Elle arrive ensuite chez la Duchesse, dans une cuisine envahie de poivre, où une cuisinière lance des casseroles et où le bébé de la Duchesse se change en cochon. Le Chat du Cheshire, perché dans un arbre, lui explique que tout le monde est fou ici, puis s’efface peu à peu jusqu’à ne laisser que son sourire. Alice se rend enfin au fameux thé chez le Lièvre de Mars, avec le Chapelier et un Loir somnolent : il est toujours six heures, l’heure du thé, et les convives changent de place autour de la table au lieu de laver la vaisselle.
Le royaume de la Reine de cœur (chapitres 8 à 12)
Alice parvient enfin au jardin, qui est celui de la Reine de cœur. Des jardiniers en forme de cartes à jouer repeignent en rouge des roses blanches. La Reine, colérique, ordonne qu’on coupe la tête à tout le monde, sans que personne ne soit jamais exécuté. On joue au croquet avec des flamants roses en guise de maillets et des hérissons en guise de balles. Alice rencontre ensuite le Griffon et la Simili-Tortue, qui lui racontent leur scolarité au fond de la mer et lui chantent des chansons absurdes.
Attention, la suite révèle la fin du livre. Le dernier épisode est le procès du Valet de cœur, accusé d’avoir volé des tartes. Les témoins défilent, les preuves n’ont aucun sens, et la Reine réclame la sentence avant le verdict. Pendant ce temps, Alice se met à grandir. Elle finit par se rebeller : « Vous n’êtes qu’un jeu de cartes ! » Les cartes s’envolent, et Alice se réveille au bord de la rivière, la tête sur les genoux de sa sœur. Tout n’était qu’un rêve, que la sœur imagine Alice racontant un jour à ses propres enfants.
Les personnages d’Alice au pays des merveilles
Les personnages d’Alice sont devenus des figures universelles, au point qu’on les reconnaît sans avoir lu le livre. Leurs noms varient d’une traduction à l’autre : le Chat du Cheshire prend parfois le nom de Chester, la Simili-Tortue est aussi appelée Fausse-Tortue.
Alice est une héroïne d’une modernité étonnante. Elle a sept ans et demi, d’après la suite. Curieuse, polie mais têtue, elle discute pied à pied avec des adultes déraisonnables et refuse de se laisser intimider. Elle n’a rien d’une petite fille modèle de l’époque victorienne, et c’est ce qui la rend si attachante.
Le Lapin blanc est toujours pressé, toujours en retard, toujours anxieux. Il est le guide involontaire d’Alice, mais aussi un fonctionnaire servile au service de la Reine. Carroll le voyait comme l’opposé d’Alice : nerveux et timoré là où elle est vive et assurée.
La Chenille incarne l’adulte qui pose des questions condescendantes. Son « Qui es-tu ? » résonne pourtant comme la question centrale du livre : qui est-on quand on change sans cesse de taille, quand on ne sait plus réciter ses leçons ?
Le Chat du Cheshire est sans doute la plus grande création du livre. Insaisissable, ironique, il apparaît et disparaît à volonté, et il est le seul à dire franchement que tout le monde est fou. Son sourire flottant sans chat est une image parfaite du nonsense : un attribut qui survit à son propriétaire.
Le Chapelier, le Lièvre de Mars et le Loir forment le trio du thé de fous. Le texte n’appelle jamais le Chapelier « le Chapelier fou », mais l’expression anglaise mad as a hatter (« fou comme un chapelier ») plane sur lui. Le Lièvre de Mars renvoie, lui, à une autre expression, mad as a March hare, car les lièvres semblent pris de folie à la saison des amours.
La Reine de cœur est une tyrannie de comédie : elle hurle « Qu’on lui coupe la tête ! » à tout propos, mais le Roi gracie discrètement les condamnés. La Duchesse, laide, moralisatrice et changeante, le Griffon et la Simili-Tortue, éternellement mélancolique, complètent une galerie de personnages qui parodient les adultes et leurs institutions.
De l’autre côté du miroir
Six ans plus tard, Carroll publie une suite, Through the Looking-Glass, and What Alice Found There, parue en décembre 1871 (l’édition porte la date de 1872), de nouveau illustrée par Tenniel. En France, elle est connue sous le titre De l’autre côté du miroir, parfois À travers le miroir.
Cette fois, Alice traverse le miroir du salon et découvre un monde inversé, où tout fonctionne à l’envers : il faut s’éloigner d’un lieu pour s’en approcher, et courir de toutes ses forces pour rester sur place. Le pays est organisé comme un immense échiquier. Alice y est un simple pion blanc, qui doit traverser le plateau case après case pour devenir reine à la huitième rangée.
Sur sa route, elle rencontre la Reine rouge, des fleurs qui parlent, les jumeaux Tweedledum et Tweedledee, la Reine blanche qui vit à rebours du temps, un mouton qui tient boutique, Humpty Dumpty perché sur son mur, le Lion et la Licorne, et l’émouvant Cavalier blanc, inventeur maladroit dans lequel on a souvent vu un autoportrait de Carroll. Le livre contient aussi le célèbre poème Jabberwocky, chef-d’œuvre de mots inventés, qu’Humpty Dumpty se charge d’expliquer.
Attention, la suite révèle la fin. Alice devient reine, mais le banquet tourne au chaos. Elle saisit la Reine rouge et la secoue, et la reine se transforme en son petit chat noir. Alice se réveille, et se demande qui a rêvé toute cette histoire : elle, ou le Roi rouge qu’elle a vu dormir dans un bois ?
Faut-il lire les deux livres ? Notre réponse est oui, sans hésiter. De l’autre côté du miroir est plus construit, plus mélancolique, plus vertigineux encore sur le plan logique. Beaucoup de scènes que l’on croit tirées du premier tome, comme Tweedledum et Tweedledee ou Humpty Dumpty, viennent en réalité du second. Les adaptations, à commencer par celle de Disney, mêlent d’ailleurs presque toujours les deux livres. La plupart des éditions françaises les proposent ensemble.
Logique, jeux de mots et nonsense
Ce qui fait la singularité d’Alice, c’est le nonsense, un genre typiquement anglais dont Carroll et son contemporain Edward Lear sont les maîtres. Le nonsense ne veut pas dire n’importe quoi. Au contraire, il applique les règles de la logique et du langage avec une rigueur absolue, jusqu’à l’absurde.
Le mathématicien au pays des mots
Dodgson était logicien de métier, et cela se sent à chaque page. Les personnages prennent tout au pied de la lettre. Quand Alice dit qu’elle veut « encore » du thé alors qu’elle n’en a pas eu, le Lièvre de Mars lui fait remarquer qu’il est facile d’en prendre plus que rien. Le Chapelier pose une devinette, « Pourquoi un corbeau ressemble-t-il à un bureau ? », qui n’a pas de réponse. Le Chat du Cheshire démontre qu’Alice est folle par un raisonnement impeccable dans sa forme et absurde dans ses prémisses. Plus tard, Carroll publiera d’ailleurs de véritables ouvrages de logique, comme The Game of Logic et Symbolic Logic.
Le passage le plus célèbre se trouve dans De l’autre côté du miroir. Humpty Dumpty y affirme que les mots signifient ce qu’il décide qu’ils signifient, ni plus ni moins. Les philosophes du langage n’ont jamais cessé de citer cette scène.
Parodies et calembours
Les enfants victoriens apprenaient par cœur des poèmes moralisateurs. Alice essaie de les réciter, et ils sortent déformés, transformés en charmantes absurdités. Twinkle, Twinkle, Little Star devient ainsi une chanson sur une petite chauve-souris. Les lecteurs anglais de l’époque reconnaissaient les originaux, ce qui donnait aux parodies une saveur subversive : Carroll se moquait gentiment de toute une pédagogie.
Les jeux de mots sont partout, et c’est le cauchemar des traducteurs. La souris raconte une histoire très longue, tale, qu’Alice croit être une queue, tail, et le texte est imprimé en forme de queue de souris. La Simili-Tortue a étudié à l’école des matières aux noms déformés. Chaque traducteur français a inventé ses propres équivalents, et c’est souvent sur ces passages qu’on juge une traduction.
Un rêve sans morale
Alice est révolutionnaire pour une autre raison : c’est l’un des premiers grands livres pour enfants qui ne cherche pas à leur faire la leçon. La Duchesse affirme que tout a une morale, et ses morales sont absurdes. Le livre ne punit ni ne récompense Alice. Il la laisse simplement traverser le rêve et se réveiller. Cette liberté ouvre la voie à toute la littérature jeunesse moderne, et à la fantasy de portail, où un enfant passe d’un monde à l’autre : on la retrouve chez C.S. Lewis dans Le Monde de Narnia, dont l’armoire est une sœur du terrier et du miroir. Pour situer cette famille de récits, voyez notre guide des sous-genres de la fantasy.
Les lectures du livre
Comme tous les grands livres, Alice a été lu de mille façons. On y a vu une satire de l’éducation victorienne, de la justice et de l’aristocratie, un récit sur la difficulté de grandir et sur l’identité mouvante de l’enfance, une parodie de la logique et des débats mathématiques de l’époque, un rêve que la psychanalyse s’est empressée de décortiquer. Les surréalistes français ont reconnu en Carroll un précurseur. Toutes ces lectures sont possibles, mais aucune ne doit faire oublier l’essentiel : Alice est d’abord un livre extraordinairement drôle.
Les illustrations
On ne peut pas parler d’Alice sans parler de ses images. Carroll a lui-même illustré son manuscrit original, avec des dessins naïfs mais touchants. Pour l’édition imprimée, il a choisi John Tenniel, et il a suivi le travail de très près. Il a même fait retirer le premier tirage de 1865, parce que Tenniel n’était pas satisfait de la qualité d’impression. Les dessins de Tenniel, gravés sur bois, ont fixé pour toujours l’image d’Alice : longs cheveux, robe à tablier, et ces créatures à la fois précises et inquiétantes.
Quand les droits du livre sont tombés dans le domaine public au Royaume-Uni, au début du XXe siècle, des dizaines d’illustrateurs s’en sont emparés. Arthur Rackham en a donné en 1907 une version brumeuse et délicate. Mervyn Peake, l’auteur de Gormenghast, en a proposé une lecture plus sombre. Salvador Dalí a illustré le livre en 1969, et son univers onirique s’y trouve comme chez lui.
Les illustratrices ont apporté des regards tout aussi marquants. La Finlandaise Tove Jansson, la créatrice des Moomins, a illustré Alice dans les années 1960. La Britannique Helen Oxenbury a reçu la Kate Greenaway Medal pour son Alice lumineuse, très accessible aux jeunes enfants. L’artiste japonaise Yayoi Kusama a recouvert le texte de ses pois obsessionnels dans une édition remarquée.
En France, deux éditions illustrées dominent les tables des libraires. Celle de Rébecca Dautremer, chez Gautier-Languereau, est raffinée, mystérieuse, plus adulte qu’il n’y paraît. Celle de Benjamin Lacombe, parue en 2015 aux éditions Soleil, dans la collection « Métamorphose », est un bel objet aux couleurs profondes, très apprécié des adolescents et des collectionneurs. Notre conseil : pour un premier contact, choisissez Tenniel, irremplaçable. Pour offrir, laissez-vous guider par le style qui vous touche.
Adaptations
Alice est l’un des livres les plus adaptés de l’histoire. Dès 1903, un court métrage muet britannique en propose une première version au cinéma. Le dessin animé de Walt Disney (1951) reste la version la plus connue : coloré, rythmé, il mêle les deux livres mais gomme une bonne part de l’ironie de Carroll. Ce n’était pas un succès à sa sortie, avant de devenir un classique.
Parmi les adaptations les plus intéressantes, retenez la version télévisée de Jonathan Miller pour la BBC (1966), sobre et mélancolique, et surtout Alice (1988) du Tchèque Jan Švankmajer, un film mêlant prises de vues réelles et animation d’objets, aussi dérangeant que génial, qui rend au livre toute son étrangeté. Tim Burton a réalisé en 2010 une suite plus qu’une adaptation, avec une Alice devenue jeune femme, suivie en 2016 d’Alice de l’autre côté du miroir, réalisé par James Bobin.
L’histoire continue. Le studio japonais P.A. Works a produit un film d’animation réalisé par Toshiya Shinohara, sorti au Japon en août 2025 et en France le 14 janvier 2026 sous le titre Alice au pays des merveilles : Dive in Wonderland, qui s’inspire des deux livres. En novembre 2025, la presse américaine a annoncé un nouveau film en prises de vues réelles chez Universal, écrit et réalisé par Lorene Scafaria, avec la chanteuse Sabrina Carpenter dans le rôle principal et à la production.
En littérature, l’héritage est immense. Le motif du miroir comme passage vers un autre monde irrigue par exemple La Passe-miroir de Christelle Dabos, l’une des grandes sagas françaises de ces dernières années. Le goût de l’absurde et de la logique poussée à bout se retrouve chez Terry Pratchett, et le vertige d’un monde qui ne s’explique pas trouve un écho sombre dans La Métamorphose de Kafka.
Quelle édition choisir ?
Le texte de Carroll est dans le domaine public, mais chaque traduction est une œuvre à part entière. Voici nos repères.
| Pour qui | Notre conseil |
|---|---|
| Un enfant de 5 à 8 ans | Une version abrégée ou un album, à lire à voix haute, avant le texte intégral |
| Un lecteur de 9 à 12 ans | Une édition intégrale en poche jeunesse, avec les dessins de Tenniel |
| Un adolescent ou un adulte | Une édition réunissant les deux livres, dans une traduction moderne |
| Un collégien ou un lycéen | Une édition de poche annotée, avec dossier |
| Un angliciste | Une édition bilingue, pour savourer les jeux de mots |
| Un cadeau | Une édition illustrée par Rébecca Dautremer ou Benjamin Lacombe |
Côté traductions, deux noms reviennent souvent. Jacques Papy a signé une traduction élégante et inventive, très lue en poche. Henri Parisot, proche des surréalistes, a beaucoup traduit Carroll, et ses versions se trouvent notamment chez Flammarion. Les lecteurs les plus passionnés se tourneront vers les Œuvres de Lewis Carroll dans la Bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Jean Gattégno, qui permettent de découvrir aussi le Carroll logicien, poète et épistolier.
Un conseil de libraire : avant d’acheter, lisez à voix haute le chapitre de la queue de la souris ou le poème Jabberwocky dans deux ou trois traductions. Vous saurez tout de suite laquelle vous fait sourire, et c’est le meilleur critère.
Pour les jeunes lecteurs qui auront aimé Alice, notre sélection de livres fantasy pour ados propose d’autres voyages dans des mondes déroutants.
Questions fréquentes
Quel âge a Alice dans le livre ?
Alice a environ sept ans. Dans De l’autre côté du miroir, elle précise qu’elle a sept ans et demi. Alice Liddell, la véritable petite fille qui a inspiré le personnage, avait dix ans lors de la promenade en barque de 1862.
À partir de quel âge lire Alice au pays des merveilles ?
Le texte intégral se lit seul vers 9 ou 10 ans, et à voix haute dès 6 ou 7 ans. Mais c’est aussi un livre pour adultes, que l’on comprend mieux à chaque relecture.
Quelle est la différence entre Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir ?
Le premier livre (1865) se déroule sous terre, dans un monde de cartes à jouer. Le second (1871) se passe derrière un miroir, dans un monde inversé organisé comme une partie d’échecs.
Le Chapelier fou existe-t-il dans le livre ?
Oui, mais Carroll l’appelle simplement le Chapelier. L’épithète « fou » vient de l’expression anglaise mad as a hatter et des adaptations.
Alice au pays des merveilles est-il un livre pour enfants ?
Il a été écrit pour une enfant et il plaît aux enfants. Mais ses jeux de logique, ses parodies et son ironie en font aussi un grand livre pour adultes.
Combien de chapitres compte le livre ?
Alice au pays des merveilles compte douze chapitres. De l’autre côté du miroir en compte également douze.
Le livre est-il libre de droits ?
Le texte anglais de Carroll et les illustrations de Tenniel sont dans le domaine public. Les traductions françaises modernes, en revanche, restent généralement protégées.
Pour aller plus loin
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