Il y a des romans qu’on lit, et d’autres qu’on traverse. Ça (It, 1986) appartient à la seconde catégorie. Plus de mille pages, sept enfants, une ville du Maine, un clown dans une bouche d’égout, et vingt-sept ans d’écart entre deux affrontements avec la même chose sans nom. Quand on referme le livre, on a le sentiment étrange d’avoir grandi avec le Club des Ratés, puis d’avoir oublié avec eux, puis de s’être souvenu.
Si vous ne deviez lire qu’un seul Stephen King pour comprendre ce qui fait sa singularité, beaucoup de libraires vous tendraient celui-ci. King l’a lui-même pensé comme une somme : le grand roman sur l’enfance et ses monstres, celui où il rassemblait tout ce qu’il avait à dire sur la peur avant de passer à autre chose. Il y a là la petite ville américaine pourrie de l’intérieur, l’amitié qui sauve, les adultes aveugles ou complices, et un mal ancien qui se nourrit de terreur comme d’autres de pain.
Cette page vous propose un résumé sans dévoiler le dénouement, une plongée dans la construction en deux époques, dans Derry et dans la nature de Grippe-Sou, puis un tour complet des adaptations, du téléfilm culte de 1990 à la série Ça : Bienvenue à Derry.
Genèse et publication : le roman-somme
L’idée de Ça est née, selon King, d’une image très simple : un pont de bois, et le souvenir du conte des trois boucs et du troll qui vit dessous. Il se demande alors ce que donnerait ce troll transposé dans une vraie ville américaine, sous ses égouts et ses ponts. À cette image s’ajoute une autre envie : écrire un livre où les mêmes personnages seraient vus enfants puis adultes, pour confronter ces deux âges de la vie. L’écriture s’étale sur plusieurs années, au début des années 1980, à une période où King est déjà la star de l’édition américaine.
Le roman paraît en septembre 1986 aux États-Unis et devient le livre le plus vendu de l’année outre-Atlantique. La critique est partagée, comme souvent avec King à l’époque : on salue l’ampleur de la fresque et la justesse des passages d’enfance, on reproche la longueur et les excès du final. Le temps a tranché en faveur du livre, qui figure aujourd’hui dans presque tous les classements des meilleurs romans d’horreur. King a présenté Ça comme une forme d’adieu aux enfants héros, après Carrie, Shining ou Le Corps : il voulait tout dire sur le sujet en un seul livre, et il y est largement parvenu.
Résumé de Ça (sans divulgâcher la fin)
Automne 1957, Derry, Maine. Sous une pluie battante, le petit George Denbrough fait courir dans le caniveau le bateau en papier que lui a plié son grand frère Bill. Le bateau disparaît dans une bouche d’égout. Au fond, quelqu’un lui sourit : un clown, des ballons à la main, qui se présente sous le nom de Grippe-Sou. George ne rentrera jamais chez lui. C’est l’une des scènes d’ouverture les plus célèbres de toute la littérature d’horreur, et elle donne le ton.
Au cours de l’été 1958, d’autres enfants disparaissent ou meurent. Sept gamins que tout destine à être des victimes (Bill le bègue, Ben le gros, Beverly la fille pauvre, Richie la grande gueule, Eddie l’asthmatique, Stan le prudent, Mike le seul enfant noir de la bande) se trouvent, se reconnaissent et forment ce qu’ils appellent eux-mêmes le Club des Ratés. Chacun a déjà croisé la créature, sous une forme différente, taillée sur mesure pour ses propres peurs. Ensemble, ils décident de l’affronter, tout en subissant la violence d’une bande de petites brutes menée par Henry Bowers.
Vingt-sept ans plus tard, en 1985, les meurtres reprennent à Derry. Mike Hanlon, le seul resté en ville, devenu bibliothécaire, décroche son téléphone et rappelle les autres à une promesse faite enfants. Devenus adultes, souvent prospères, ils ont presque tout oublié de cet été-là. À mesure qu’ils reviennent vers Derry, les souvenirs remontent, et la peur avec eux. Tous ne répondront pas à l’appel.
Le roman alterne alors les deux époques jusqu’à une double confrontation finale, en 1958 et en 1985, que nous vous laissons découvrir.
Deux époques, un seul combat : la construction du roman
La grande audace de Ça tient à sa structure. King ne raconte pas l’enfance puis l’âge adulte : il les entrelace. Un chapitre de 1985 s’achève sur un adulte qui se souvient, et le suivant vous plonge en 1958 au moment exact où le souvenir revient. Le lecteur vit ainsi ce que vivent les personnages : la mémoire qui se reconstitue par fragments, dans le désordre, avec des trous.
| L’été des enfants | Le retour des adultes | |
|---|---|---|
| Période | Automne 1957 – été 1958 | Printemps 1985 |
| Âge des héros | Environ 11 ans | Environ 38 ans |
| Énergie dominante | Croyance, imagination, solidarité | Oubli, doute, peur de ce qu’on a perdu |
| Ce qui menace | Ça, Henry Bowers, des parents toxiques | Ça, et la tentation de ne pas revenir |
| Arme principale | La foi des enfants en ce qu’ils voient | Le souvenir de cette foi |
Ce va-et-vient produit un effet de miroir très puissant. Les blessures d’enfance se rejouent à l’âge adulte : Beverly, battue par son père, a épousé un homme violent ; Eddie, couvé par une mère étouffante, vit avec une épouse qui lui ressemble. King suggère que l’on ne quitte jamais vraiment Derry, quelle que soit la distance parcourue.
Entre les deux récits s’intercalent des « interludes » : les notes de Mike Hanlon sur l’histoire secrète de la ville, qui remontent jusqu’aux origines de Derry et établissent le rythme de la créature. Ce sont parmi les pages les plus glaciales du livre, parce qu’elles montrent la violence non pas comme un accident mais comme un cycle.
Les personnages principaux
La réussite du roman tient à ses sept héros, tous dessinés avec une précision que les films, faute de temps, ne peuvent qu’effleurer.
Bill Denbrough est le chef naturel du groupe, malgré (ou à cause de) son bégaiement. Hanté par la mort de George et par l’indifférence de ses parents murés dans le deuil, il est celui qui transforme la peur en détermination. Adulte, il est devenu romancier d’horreur à succès, clin d’œil évident de King à lui-même : on lui reproche, comme à son créateur, de rater ses fins.
Beverly Marsh est la seule fille du Club, et sans doute le personnage le plus complexe. Élevée dans la pauvreté par un père qui la surveille et la frappe, elle est aussi la meilleure tireuse de la bande au lance-pierre. Ben Hanscom, garçon solitaire et moqué pour son poids, se réfugie à la bibliothèque, où il découvre l’histoire de Derry ; adulte, il est devenu un architecte reconnu. Son amour discret pour Beverly traverse tout le livre.
Richie Tozier cache sa peur derrière une avalanche de blagues et d’imitations ; Eddie Kaspbrak vit sous la coupe d’une mère qui le persuade qu’il est fragile ; Stan Uris, le plus rationnel, est celui pour qui l’irruption de l’impossible est la plus insupportable. Mike Hanlon, enfin, est la mémoire du groupe : le seul resté à Derry, le seul à se souvenir, et celui qui paie le prix de cette vigilance. En face, Henry Bowers n’est pas seulement une brute de cour d’école : fils d’un père raciste et violent, il montre comment la haine se transmet, et comment Ça sait s’en servir.
Derry, la ville maudite de Stephen King
Derry est le vrai personnage principal de Ça. Cette ville fictive du Maine, largement inspirée de Bangor où King a vécu, a l’air d’une petite cité américaine comme les autres : un canal, un parc, une bibliothèque, un terrain vague envahi de broussailles que les enfants appellent les Friches (the Barrens). Mais elle détient des records qu’aucun office de tourisme ne mettrait en avant : un taux de disparitions et de meurtres inexpliqués très supérieur à la moyenne.
Le cycle des vingt-sept ans
La créature se réveille environ tous les vingt-sept ans pour se nourrir pendant plus d’un an, puis se rendort. Chaque réveil est ponctué de catastrophes collectives que les notes de Mike recensent : massacres, incendies, explosions. Les interludes du roman évoquent notamment l’incendie d’un club fréquenté par des soldats noirs, déclenché par une milice raciste, ou l’élimination sanglante d’une bande de malfaiteurs par des citoyens « ordinaires ».
Une ville complice
L’idée la plus dérangeante du livre est là : Ça n’agit pas seul. Les adultes de Derry détournent le regard, oublient, trouvent des explications. Un enfant se fait agresser sous les fenêtres d’une maison et personne ne sort. Le mal surnaturel prospère sur un terreau très humain d’indifférence, de racisme, d’homophobie et de violence domestique. C’est ce qui fait de Ça bien plus qu’un roman de monstre.
Derry dans l’œuvre de King
Derry réapparaît dans de nombreux autres livres de King, comme Insomnie, Dreamcatcher ou 22/11/63, où le héros croise même certains membres du Club des Ratés. Elle forme avec Castle Rock et Jerusalem’s Lot la géographie imaginaire du Maine kingien, que nous détaillons sur notre page consacrée à Stephen King et son multivers.
Grippe-Sou et la vraie nature de Ça
En anglais, il s’appelle Pennywise ; la traduction française en a fait Grippe-Sou, un nom de vieil avare qui sonne étrangement bien pour une créature qui ne lâche jamais sa proie. Il se présente aussi sous le nom de Bob Gray. Mais le clown n’est qu’un masque, le plus célèbre parmi beaucoup d’autres.
Un monstre sur mesure
Ça prend la forme de ce que sa victime redoute le plus. Pour chaque membre du Club des Ratés, il choisit une apparition personnelle, souvent tirée des films d’épouvante des années 1950 ou des angoisses intimes de l’enfant :
| Personnage | Forme rencontrée (roman) | Peur qu’elle incarne |
|---|---|---|
| Bill | George, son petit frère mort | Culpabilité et deuil |
| Ben | Une momie | L’étranger, la solitude |
| Eddie | Un lépreux | La maladie, la contamination |
| Richie | Un loup-garou adolescent | Les monstres de cinéma |
| Beverly | Des voix et du sang jaillissant d’un lavabo | Le corps, la puberté, le père |
| Mike | Un oiseau géant | La menace venue d’en haut |
| Stan | Des enfants noyés dans le château d’eau | Ce qui défie la raison et l’ordre |
La peur n’est pas seulement l’arme de la créature : c’est sa nourriture. King écrit qu’elle « sale » la chair de ses victimes avec la terreur, comme on assaisonne un plat.
Au-delà du clown
Sans rien dévoiler du dénouement, sachez que le roman va beaucoup plus loin que le film d’horreur. King donne à Ça une origine cosmique : une entité venue d’un espace hors de notre univers, arrivée sur Terre il y a des âges, dont la forme véritable est insaisissable pour l’esprit humain. On croise aussi une Tortue, puissance bienveillante et antique, et un rituel ancien appelé Chud. Cette dimension métaphysique rapproche Ça de l’horreur cosmique de Lovecraft, telle que l’a définie H.P. Lovecraft, et relie le livre au grand cycle de La Tour sombre.
C’est aussi la partie qui divise le plus les lecteurs, et que les adaptations ont le plus transformée.
Les grands thèmes de Ça
L’enfance comme pouvoir
Dans Ça, les enfants ne sont pas seulement des victimes : ce sont les seuls capables de voir le monstre et de le combattre. Leur imagination, qui les expose à la créature, est aussi ce qui leur permet de la blesser. King prend au sérieux la logique enfantine, celle où un inhalateur rempli d’eau peut devenir de l’acide si l’on y croit assez fort. C’est la grande idée du livre : la croyance est une arme.
La mémoire et l’oubli
En quittant Derry, les membres du Club oublient. Pas seulement le monstre, mais les uns les autres. Le roman est une longue méditation sur ce que l’âge adulte nous fait perdre, et sur la difficulté de retrouver la personne que l’on était à onze ans. Les lecteurs qui découvrent le livre à quarante ans le lisent souvent tout autrement qu’à quinze.
L’amitié des marginaux
Le nom du groupe dit tout : le Club des Ratés réunit ceux qu’on moque, qu’on bat, qu’on ignore. Leur force vient de ce qu’ils se choisissent. Ça est l’un des plus beaux romans d’amitié de King, dans la lignée de sa novella Le Corps (adaptée au cinéma sous le titre Stand by Me).
Le passage à l’âge adulte
Derrière le roman d’horreur se cache un roman d’apprentissage. L’été 1958 est le dernier été de l’enfance pour les sept héros : celui où l’on découvre la mort, le désir, la cruauté des adultes et la force du groupe. King ne fait pas de l’âge adulte une libération. Ses Ratés ont réussi, souvent brillamment, mais ils ont perdu quelque chose en route, et le retour à Derry est autant une confrontation avec le monstre qu’avec ce qu’ils sont devenus.
La violence ordinaire
Le monstre le plus effrayant n’a parfois rien de surnaturel. Le père de Beverly, la mère d’Eddie, Henry Bowers et son propre père, les agresseurs homophobes du prologue de 1984 : King montre que la cruauté humaine prépare le terrain du mal, et que Ça se contente souvent de l’amplifier.
Une note sur le passage controversé
Il faut le dire honnêtement à qui s’apprête à lire le roman : une scène vers la fin de la partie 1958, qui implique les enfants, choque de nombreux lecteurs et a fait couler beaucoup d’encre. King l’a expliquée comme un passage symbolique de l’enfance à l’âge adulte ; beaucoup la jugent malvenue. Aucune adaptation ne l’a reprise. Mieux vaut le savoir avant d’ouvrir le livre, notamment si vous l’offrez à un adolescent.
Les adaptations de Ça
Ça est l’un des romans de King les plus adaptés, et chaque génération a eu « son » Grippe-Sou.
| Adaptation | Année | Format | Grippe-Sou | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|---|---|
| Ça (It) | 1990 | Téléfilm en deux parties (ABC), réalisé par Tommy Lee Wallace | Tim Curry | Conserve l’alternance des époques ; a traumatisé toute une génération malgré un final décrié |
| Ça (It) | 2017 | Film de cinéma, réalisé par Andy Muschietti | Bill Skarsgård | Ne raconte que l’enfance, déplacée à la fin des années 1980 ; immense succès mondial |
| Ça : Chapitre 2 | 2019 | Film de cinéma, Andy Muschietti | Bill Skarsgård | Les adultes, interprétés notamment par James McAvoy, Jessica Chastain et Bill Hader |
| Ça : Bienvenue à Derry (It: Welcome to Derry) | 2025 | Série HBO | Bill Skarsgård | Préquelle située en 1962 ; une saison 2 est commandée |
Le téléfilm de 1990 : Tim Curry pour l’éternité
Contraint par les règles de la télévision de l’époque, le téléfilm ne peut pas montrer grand-chose. Mais il a un atout que rien n’a égalé aux yeux de beaucoup : Tim Curry, dont le Grippe-Sou goguenard, presque bonhomme, est d’autant plus terrifiant qu’il a l’air d’un vrai clown de fête foraine. Le final, avec sa créature en carton-pâte, a beaucoup moins bien vieilli.
Le diptyque de Muschietti : l’horreur grand spectacle
En 2017, Andy Muschietti choisit de séparer les deux époques au lieu de les entrelacer : un premier film entièrement consacré aux enfants, transposés à la fin des années 1980, puis un second consacré aux adultes. Le premier volet est un phénomène et figure parmi les plus grands succès de l’histoire du film d’horreur ; le jeune casting, porté par l’énergie des années Stranger Things, y est pour beaucoup. Le second, plus long et plus inégal, a reçu un accueil plus partagé. Bill Skarsgård y impose un Grippe-Sou plus inhumain, plus animal que celui de Tim Curry.
Ça : Bienvenue à Derry : la série
Lancée par HBO à l’automne 2025, la série développée par Andy et Barbara Muschietti et Jason Fuchs explore un cycle antérieur de la créature, en 1962, en puisant dans les interludes du roman. Bill Skarsgård y reprend son rôle. HBO a renouvelé la série pour une saison 2 qui remontera encore d’un cycle, en 1935 ; aucune date de diffusion n’était annoncée à l’heure où nous écrivons (24matins, Empire).
Livre ou films : par quoi commencer ?
Si vous avez vu les films, le roman vous réservera encore d’immenses surprises : la structure alternée, les interludes, la mythologie cosmique et la profondeur des personnages adultes n’y sont qu’esquissées. Si vous n’avez rien vu, commencez par le livre : aucune adaptation ne rend cette impression unique de mémoire qui se reconstitue.
Comment lire Ça : nos conseils de libraire
Quelle édition choisir ?
Publié en 1986 aux États-Unis, le roman a paru en France chez Albin Michel dans la traduction de William Desmond, puis en poche au Livre de Poche, où il est régulièrement réimprimé avec des couvertures liées aux films.
Combien de temps prévoir ?
Avec plus de mille pages, comptez plusieurs semaines à rythme tranquille. Ne vous laissez pas décourager par les cent premières pages, qui présentent un à un les adultes avant le grand retour à Derry : c’est la mise en place d’un mécanisme qui, une fois lancé, ne vous lâche plus.
À partir de quel âge ?
Le livre se lit souvent à l’adolescence, et beaucoup de lecteurs gardent un souvenir brûlant de cette première lecture. Mais il contient des scènes de violence très crues, de la maltraitance, du racisme et le passage controversé évoqué plus haut. Nous le conseillons plutôt à partir de 16 ans, et idéalement en en parlant.
Que lire ensuite ?
| Si vous avez aimé… | Lisez ensuite |
|---|---|
| La ville maudite et son histoire cachée | Salem (‘Salem’s Lot), le premier grand roman de ville de King |
| L’enfance et l’amitié | Le Corps, dans le recueil Différentes saisons |
| Le huis clos et la peur qui monte | Shining |
| Le retour à Derry | 22/11/63, qui croise le Club des Ratés |
| L’horreur cosmique | Les nouvelles de Lovecraft, à commencer par L’Appel de Cthulhu |
FAQ sur Ça de Stephen King
De quoi parle Ça de Stephen King ?
De sept enfants de Derry, dans le Maine, qui affrontent en 1958 une créature métamorphe se nourrissant de la peur, le plus souvent sous la forme du clown Grippe-Sou, puis qui reviennent l’affronter adultes, vingt-sept ans plus tard, quand les meurtres reprennent.
Combien de pages fait Ça ?
Plus de mille pages dans la plupart des éditions, ce qui en fait l’un des plus longs romans de King, avec Le Fléau et Dôme.
Pourquoi la créature revient-elle tous les 27 ans ?
C’est son cycle : Ça se réveille, se nourrit pendant environ un an, puis hiberne. Le roman ne donne pas d’explication rationnelle à ce rythme, qui fait partie de la nature inhumaine de l’entité.
Qui est Grippe-Sou ?
C’est le nom français de Pennywise, la forme de clown que prend la créature pour attirer les enfants. Mais ce n’est qu’un déguisement parmi d’autres : la véritable nature de Ça est cosmique et dépasse l’entendement humain.
Derry existe-t-elle vraiment ?
Non, c’est une ville fictive, fortement inspirée de Bangor, dans le Maine, où Stephen King a vécu. On la retrouve dans plusieurs autres de ses romans.
Faut-il lire le livre avant de voir les films ?
Nous le conseillons. Les films de 2017 et 2019 séparent les deux époques et simplifient beaucoup la mythologie ; le roman offre une expérience bien plus riche.
Ça est-il lié à La Tour sombre ?
Oui, mais de façon discrète. La Tortue et l’origine cosmique de la créature renvoient à la mythologie de La Tour sombre, et certains éléments du roman réapparaissent dans les derniers tomes du cycle. Vous pouvez lire Ça sans rien connaître de Roland Deschain : ces liens ne sont qu’un bonus pour les lecteurs fidèles.
Pourquoi le clown fait-il si peur ?
Parce que le clown est une figure censée rassurer les enfants. King joue sur ce décalage : un personnage de fête, avec ses ballons et son maquillage, devient l’appât d’un prédateur. Le roman a d’ailleurs largement contribué à populariser la peur des clowns, que l’on désigne parfois sous le nom de coulrophobie.
Dans quel ordre voir les adaptations ?
Par ordre de sortie, ou en commençant par le diptyque de Muschietti (2017, puis 2019) avant la série Ça : Bienvenue à Derry, qui en est la préquelle. Le téléfilm de 1990 se regarde à part, comme un classique.
Pour aller plus loin
- Stephen King : biographie, livres incontournables et ordre de lecture
- Shining : résumé, analyse et adaptations
- La littérature fantastique : définition, histoire et chefs-d’œuvre
- H.P. Lovecraft et l’horreur cosmique
