Le Monde de Narnia : ordre de lecture et univers

Quatre enfants, une vieille maison de campagne, une armoire remplie de manteaux de fourrure… et au fond, de la neige qui crisse sous les pas. Depuis 1950, des millions de lecteurs ont poussé la porte de l’armoire avec Lucy Pevensie. Le Monde de Narnia, de l’écrivain britannique C.S. Lewis, est l’une des sagas de fantasy jeunesse les plus lues au monde, avec plus de 120 millions d’exemplaires vendus selon Netflix (Netflix Tudum).

La saga revient sur le devant de la scène avec le film de Greta Gerwig, Narnia : Le Neveu du magicien, attendu en salles le 12 février 2027. Ce guide vous présente les sept livres un par un (sans en révéler les fins), l’éternel débat sur l’ordre de lecture, le monde d’Aslan, la genèse de la saga, les intentions de Lewis et toutes les adaptations.

Les 7 livres du Monde de Narnia

Ordre de parution Titre français Parution (VO) Ce qu’il raconte
1 Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique 1950 Les quatre enfants Pevensie libèrent Narnia de l’hiver éternel de la Sorcière blanche, avec l’aide d’Aslan
2 Le Prince Caspian 1951 Les Pevensie reviennent aider le jeune prince Caspian contre son oncle usurpateur
3 L’Odyssée du Passeur d’Aurore 1952 Edmund, Lucy et leur cousin Eustache naviguent avec Caspian vers le bout du monde
4 Le Fauteuil d’argent 1953 Eustache et Jill partent à la recherche du prince Rilian, enlevé par une sorcière
5 Le Cheval et son écuyer 1954 Un jeune garçon et un cheval qui parle fuient le pays de Calormen vers Narnia
6 Le Neveu du magicien 1955 Digory et Polly assistent à la création de Narnia par le chant d’Aslan
7 La Dernière Bataille 1956 La fin de Narnia et le passage vers un autre monde

Chaque livre est court, entre 150 et 250 pages, et se lit facilement dès 8 ou 9 ans. En France, la saga est publiée par Gallimard Jeunesse, en volumes séparés ou en intégrale.

Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique

Envoyés à la campagne pour échapper aux bombardements de Londres, Peter, Susan, Edmund et Lucy découvrent par une armoire un pays figé dans un hiver sans fin, où il ne fait jamais Noël. La rencontre de Lucy avec le faune Tumnus, la trahison d’Edmund pour quelques loukoums, le dîner chez les Castors : tout est inoubliable. C’est le livre le plus célèbre, et à notre avis le plus parfait, parce qu’il tient tout entier dans l’émerveillement d’une découverte. Sa brièveté est une force : pas un chapitre de trop.

Le Prince Caspian

Un an plus tard pour les enfants, des siècles pour Narnia. Les Pevensie sont rappelés dans un pays conquis par des hommes, les Telmarins, qui ont fait taire les animaux parlants et oublier les anciens contes. Le jeune Caspian, héritier menacé par son oncle Miraz, rejoint la résistance des Vieux Narniens. C’est un livre sur la foi qu’on perd et qu’on retrouve, plus sombre et plus lent que le premier, souvent mal aimé à tort : sa première partie, où les enfants explorent les ruines de leur propre passé, est d’une belle mélancolie.

L’Odyssée du Passeur d’Aurore

Notre préféré, et celui de nombreux lecteurs adultes. Edmund, Lucy et leur insupportable cousin Eustache sont aspirés dans un tableau et embarquent sur le navire du roi Caspian, parti vers l’Orient à la recherche de sept seigneurs exilés. Chaque île est une aventure (un dragon, une eau qui change tout en or, un magicien et ses étranges sujets) et l’on approche peu à peu du bout du monde, où la lumière se fait plus intense. La transformation d’Eustache, de petit snob odieux en garçon attachant, est l’un des plus beaux arcs de la saga.

Le Fauteuil d’argent

Pour la première fois, aucun Pevensie. Eustache et sa camarade de classe Jill fuient les brimades de leur école et sont chargés par Aslan de retrouver un prince disparu depuis dix ans. Accompagnés d’un guide des marais d’un pessimisme irrésistible, ils traversent des landes de géants, puis descendent dans un monde souterrain. C’est le tome le plus inquiétant, presque un récit d’épouvante par moments, et celui où Lewis parle le mieux du doute et de la fidélité à une promesse.

Le Cheval et son écuyer

Une aventure à part, qui se déroule pendant le règne des Pevensie, mais loin de Narnia. Shasta, un garçon maltraité, s’enfuit vers le nord avec Bree, un cheval qui parle, et croise la route d’Aravis, une jeune noble qui fuit un mariage forcé. Ce roman de route, plein d’humour et de rebondissements, est un excellent livre pour les lecteurs qui ont trouvé les autres trop « religieux ». C’est aussi celui où la représentation de Calormen, avec ses clichés orientalistes, pose le plus question aujourd’hui.

Le Neveu du magicien

Retour à Londres, au tout début du XXe siècle. Digory et Polly sont envoyés par un oncle magicien peu recommandable dans un « Bois entre les mondes » d’où partent des mares menant à des univers différents. Ce qu’ils y réveillent, et ce à quoi ils assistent ensuite, répond à toutes les questions laissées en suspens par le premier livre. Le récit mêle comédie (l’oncle Andrew est un personnage savoureux), frisson et émotion, autour de la mère malade de Digory. C’est ce tome qu’adapte Greta Gerwig.

La Dernière Bataille

Le dernier livre raconte les derniers jours de Narnia, lorsqu’un singe rusé déguise un âne en faux Aslan pour asservir les animaux. C’est le tome le plus grave et le plus discuté : il parle de manipulation, de foi dévoyée et de fin du monde, et sa conclusion divise les lecteurs. Lisez-le en dernier, quoi qu’il arrive, et prévoyez une discussion avec les plus jeunes : il soulève des questions sur la mort auxquelles un enfant voudra peut-être des réponses.

Dans quel ordre lire Le Monde de Narnia ?

Nous vous conseillons l’ordre de parution, en commençant par Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique. C’est pourtant l’un des débats les plus vifs entre lecteurs, car les éditions actuelles numérotent les livres dans un autre ordre.

Ordre chronologique (éditions actuelles) Ordre de parution (notre conseil)
1. Le Neveu du magicien 1. Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique
2. Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique 2. Le Prince Caspian
3. Le Cheval et son écuyer 3. L’Odyssée du Passeur d’Aurore
4. Le Prince Caspian 4. Le Fauteuil d’argent
5. L’Odyssée du Passeur d’Aurore 5. Le Cheval et son écuyer
6. Le Fauteuil d’argent 6. Le Neveu du magicien
7. La Dernière Bataille 7. La Dernière Bataille

Pourquoi l’ordre chronologique ? Depuis les années 1990, l’éditeur numérote les livres selon la chronologie interne de Narnia. Cet ordre s’appuie sur une lettre de Lewis à un jeune lecteur, où il disait préférer l’ordre chronologique, tout en ajoutant que l’ordre importait peu.

Pourquoi l’ordre de parution ? Parce que Lewis a écrit les livres dans cet ordre, et que chaque tome compte sur ce que le lecteur sait déjà. Dans Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique, l’émerveillement de Lucy découvrant Narnia est aussi celui du lecteur. Et Le Neveu du magicien est construit comme une révélation : on y apprend l’origine du réverbère, de l’armoire et de la Sorcière. Lu en premier, il perd tout son charme.

Un détail le confirme : le narrateur du Lion présente Aslan comme un mystère, les enfants n’ont jamais entendu son nom, et le lecteur non plus. Commencer par Le Neveu du magicien, c’est assister à la création de Narnia par un lion dont on ignore tout de l’importance, puis retrouver dans le livre suivant des « mystères » déjà résolus. L’ordre de parution ménage le suspense ; l’ordre chronologique le désamorce.

Et avec le film de Greta Gerwig ? Le film adapte Le Neveu du magicien. Si vous voulez lire avant d’aller au cinéma, commencez quand même par Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique : c’est court, et le film n’en sera que plus savoureux.

Une seule exception à notre règle : si votre enfant bloque sur Le Prince Caspian, le plus lent, n’hésitez pas à passer directement au Passeur d’Aurore, qui se comprend très bien, puis à revenir en arrière. Mieux vaut une saga lue dans le désordre qu’une saga abandonnée.

Le monde de Narnia

Narnia est un monde parallèle au nôtre, où les animaux parlent, où vivent faunes, centaures, nains et géants, et où le temps ne s’écoule pas comme chez nous : des siècles peuvent passer à Narnia pendant quelques mois en Angleterre. C’est pourquoi les Pevensie, de retour dans Le Prince Caspian, découvrent les ruines de leur propre château.

Aslan, le grand lion, est le personnage central de la saga. Fils de l’Empereur-d’au-delà-des-Mers, il crée Narnia par son chant, la sauve et l’accompagne jusqu’à sa fin. Il n’apparaît pas toujours, mais tout dépend de lui. Lewis insiste sur un trait : Aslan « n’est pas un lion apprivoisé ». Il est bon, mais il n’est pas sans danger, et chaque enfant le rencontre à sa manière.

Quelques lieux et figures à connaître :

  • Cair Paravel, le château des rois et reines de Narnia ;
  • le réverbère du Bois du Réverbère, planté par erreur lors de la création ;
  • Calormen, l’empire du Sud, inspiré de l’Orient des Mille et Une Nuits, dont la représentation est aujourd’hui critiquée pour ses clichés ;
  • Jadis, la Sorcière blanche, venue d’un monde mort nommé Charn ;
  • Ripitchip, la souris guerrière et chevaleresque du Passeur d’Aurore.

La géographie : un petit pays au milieu d’un monde

Narnia n’est pas le nom du monde, mais celui d’un petit royaume, comme la Comté chez Tolkien. Au sud s’étend l’Archenland, royaume ami, puis un désert, et au-delà l’empire de Calormen. À l’ouest, au-delà des montagnes, vivent les Telmarins de Prince Caspian. Au nord, des landes peuplées de géants. À l’est, enfin, s’ouvre la Grande Mer orientale, semée d’îles, que l’on parcourt dans Le Passeur d’Aurore jusqu’au bord du monde. Ce monde-là est plat, et l’on peut littéralement en atteindre l’extrémité.

Comment entre-t-on à Narnia ?

L’un des charmes de la saga tient à la variété des passages : une armoire, un son de cor, un tableau représentant un navire, une porte dans un mur d’école, des anneaux magiques. Jamais deux fois le même chemin, et jamais à volonté : on n’entre à Narnia que lorsqu’on y est appelé. Ce principe distingue la saga des récits où l’on fait des allers-retours à son gré, et c’est l’un des modèles de ce qu’on appelle la fantasy de portail, présentée dans notre guide des sous-genres de la fantasy.

Les enfants de Narnia

Au fil des tomes, huit enfants venus de notre monde se succèdent : les quatre Pevensie, leur cousin Eustache, Jill, puis Digory et Polly, qui vivent la première aventure chronologique. Lewis prend soin de les faire grandir et de les renvoyer chez eux lorsqu’ils deviennent trop âgés pour Narnia. Ils ne sont pas des héros parfaits : Edmund trahit, Eustache est odieux, Jill se montre orgueilleuse, et c’est précisément ce qui les rend vivants.

C.S. Lewis, l’auteur

Clive Staples Lewis (1898-1963), que ses proches appelaient « Jack », est né à Belfast. Professeur de littérature médiévale et de la Renaissance à Oxford puis à Cambridge, il était un ami proche de J.R.R. Tolkien et membre comme lui du cercle des Inklings. Les deux hommes ont beaucoup influencé leurs œuvres respectives, même si Tolkien n’aimait guère Narnia, qu’il trouvait trop disparate, mêlant faunes grecs, Père Noël et animaux parlants.

Athée dans sa jeunesse, Lewis s’est converti au christianisme vers l’âge de trente ans, en partie sous l’influence de Tolkien. Il est devenu l’un des plus célèbres défenseurs de la foi chrétienne au XXe siècle, à travers ses essais (Les Fondements du christianisme) et ses émissions de radio pendant la guerre.

La genèse de Narnia

Lewis racontait que tout était parti d’une image qui le hantait depuis l’adolescence : un faune portant un parapluie et des paquets dans un bois enneigé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il héberge chez lui, près d’Oxford, des enfants évacués de Londres, ce qui lui donne le point de départ du premier livre. Il écrit ensuite la saga à un rythme étonnant, au début des années 1950, en parallèle de son travail universitaire.

Pour illustrer les livres, Lewis choisit une jeune artiste, Pauline Baynes, dont il avait remarqué les dessins pour Le Fermier Gilles de Ham de Tolkien. Ses illustrations à la plume, fines et vivantes, sont indissociables de Narnia pour des générations de lecteurs. Nous vous conseillons de privilégier les éditions qui les reproduisent, et pour un cadeau, les éditions colorisées.

Narnia et la Terre du Milieu

On compare souvent Narnia à l’œuvre de son ami, et la comparaison est éclairante. Tolkien a bâti un monde cohérent, avec ses langues et sa chronologie sur des millénaires ; Lewis a écrit vite, en mêlant librement mythologies grecque, nordique et folklore britannique, sans chercher l’unité. Le Hobbit et Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique sont pourtant deux portes d’entrée idéales vers la fantasy pour un enfant, et beaucoup de lecteurs les ont découverts la même année. Le premier est plus riche, le second plus immédiatement merveilleux.

Une lecture chrétienne ?

Oui, et Lewis ne s’en cachait pas, tout en refusant le mot « allégorie ». Il expliquait s’être demandé à quoi pourrait ressembler le Christ s’il s’incarnait dans un autre monde.

  • Dans Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique, Aslan se sacrifie à la place d’Edmund, le traître, puis ressuscite.
  • Le Neveu du magicien évoque la Genèse : la création d’un monde et l’entrée du mal.
  • La Dernière Bataille reprend l’Apocalypse et la fin des temps.

La différence entre allégorie et « supposition », comme disait Lewis, n’est pas qu’une coquetterie. Dans une allégorie, chaque élément représente une idée abstraite ; à Narnia, Aslan n’est pas un symbole du Christ, il est ce que le Christ pourrait être dans un monde d’animaux parlants. C’est pourquoi les livres restent avant tout des récits vivants, où les personnages hésitent, se trompent et changent.

On peut pourtant lire et aimer Narnia sans rien savoir de tout cela : la plupart des enfants y voient d’abord une grande aventure. Lewis puise aussi largement dans la mythologie grecque, les légendes nordiques et les contes de fées. Des chercheurs ont d’ailleurs proposé d’autres clés de lecture, comme l’influence de la cosmologie médiévale, que Lewis enseignait, sur l’atmosphère propre à chaque tome.

La saga a aussi suscité des critiques, notamment de l’écrivain Philip Pullman, qui reproche au dernier livre le sort de Susan, exclue de la fin pour s’être intéressée aux « rouges à lèvres et aux bas nylon ». Pullman a d’ailleurs écrit sa propre trilogie, À la croisée des mondes, en partie en réponse à Lewis. D’autres lecteurs relèvent le traitement des Calormènes et certains stéréotypes de genre, typiques des années 1950. Notre avis : ces critiques sont légitimes et méritent d’être discutées avec les jeunes lecteurs, sans pour autant les priver de livres qui restent parmi les plus beaux de la littérature jeunesse.

Narnia à l’écran

Les films Disney et Fox (2005-2010)

Trois livres ont été adaptés au cinéma : Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique (2005), Le Prince Caspian (2008) et L’Odyssée du Passeur d’Aurore (2010). Le premier a été un grand succès ; les suivants ont moins bien marché, et la série s’est arrêtée. La BBC avait auparavant adapté quatre livres en téléfilms, entre 1988 et 1990.

Le film de 2005, réalisé par Andrew Adamson, reste la meilleure adaptation à ce jour : fidèle, porté par Tilda Swinton en Sorcière blanche glaçante et par la voix de Liam Neeson pour Aslan. Le Prince Caspian prend davantage de libertés en ajoutant des batailles et une romance absente du livre, ce qui a déçu une partie du public. Les téléfilms de la BBC ont vieilli techniquement, mais leur fidélité au texte leur vaut toujours l’affection des lecteurs britanniques.

Le film de Greta Gerwig (2027)

Netflix a confié à Greta Gerwig, la réalisatrice de Barbie et des Filles du docteur March, l’écriture et la réalisation d’au moins deux films Narnia. Le premier, Narnia : Le Neveu du magicien, est la toute première adaptation à l’écran de ce sixième livre, qui raconte la création de Narnia.

Étape Date
Avant-premières en IMAX À partir du 10 février 2027
Sortie mondiale en salles et en IMAX 12 février 2027
Arrivée sur Netflix (États-Unis) 2 avril 2027

Sources : Netflix Tudum et KultureGeek.

Initialement prévu pour Thanksgiving 2026, avec seulement deux semaines en IMAX, le film a été repoussé à février 2027 pour bénéficier d’une vraie sortie en salles, une première pour Netflix (Boursorama / Reuters). En France, la chronologie des médias pourrait retarder son arrivée sur Netflix bien après le 2 avril. La musique est signée Mark Ronson et Andrew Wyatt, les compositeurs de Barbie.

Côté distribution, Emma Mackey incarne la Sorcière blanche, Daniel Craig l’oncle Andrew et Carey Mulligan la mère de Digory, tandis que les deux jeunes héros sont confiés à David McKenna (Digory) et Beatrice Campbell (Polly) ; Meryl Streep et Ciarán Hinds figurent aussi au générique (What’s on Netflix). Le choix du Neveu du magicien est habile : c’est un livre jamais adapté, qui permet de repartir de zéro sans refaire le film de 2005, tout en racontant les origines de la Sorcière blanche.

Si vous avez aimé Narnia, lisez…

  • Le Hobbit de Tolkien, l’autre grand classique des Inklings, pour une aventure plus longue et un monde plus profond.
  • Harry Potter, pour une autre saga en sept tomes où les héros grandissent de livre en livre.
  • À la croisée des mondes de Philip Pullman, la réponse critique à Lewis, à partir de 12 ans.
  • Terremer d’Ursula K. Le Guin, pour un archipel aussi envoûtant que les îles du Passeur d’Aurore.

Pour situer Narnia dans la grande famille du genre, entre contes de fées victoriens et fantasy moderne, lisez notre histoire de la fantasy.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de livres Narnia ?

Sept, publiés entre 1950 et 1956. Ils existent aussi en un seul volume intégral.

Par quel livre de Narnia commencer ?

Par Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique, le premier publié. C’est la meilleure porte d’entrée, même si les éditions récentes le présentent comme le tome 2.

À partir de quel âge lire Narnia ?

Dès 8 ans en lecture accompagnée, et vers 9 ou 10 ans en autonomie. Les chapitres sont courts et le style simple.

Narnia fait-il peur aux enfants ?

Quelques scènes peuvent impressionner : le sacrifice d’Aslan dans le premier tome, le monde souterrain du Fauteuil d’argent, et surtout La Dernière Bataille, qui parle de mort et de fin du monde. Rien n’y est gratuitement violent, mais nous recommandons de lire le dernier tome avec l’enfant, ou de rester disponible pour en parler.

Faut-il être croyant pour apprécier Narnia ?

Non. La dimension chrétienne est réelle, mais elle n’empêche pas de lire la saga comme une grande aventure, à la manière d’un conte ou d’un mythe. Beaucoup de lecteurs non croyants y sont très attachés, et les enfants ne repèrent généralement pas les parallèles.

Quel film Narnia sort en 2027 ?

Narnia : Le Neveu du magicien, réalisé par Greta Gerwig, en salles le 12 février 2027, puis sur Netflix.

Faut-il avoir vu les anciens films pour comprendre le nouveau ?

Non. Le Neveu du magicien raconte la création de Narnia, avant toutes les autres histoires : c’est un point de départ autonome. Lire Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique avant la séance reste notre conseil, pour mieux savourer les clins d’œil.

Narnia, c’est comme Harry Potter ?

Les deux sont des sagas de fantasy jeunesse britanniques en sept tomes, mais elles sont très différentes. Narnia est un monde parallèle où l’on entre par une porte magique ; Harry Potter cache un monde magique dans le nôtre. Narnia est aussi plus proche du conte, et porte une dimension spirituelle assumée.

Pour aller plus loin

Sources

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