Le 21 septembre 1937, un éditeur londonien publie un conte pour enfants signé d’un professeur d’Oxford, avec des cartes et des dessins de l’auteur. Le Hobbit est épuisé en quelques semaines. Près de quatre-vingt-dix ans plus tard, il reste l’un des livres les plus vendus au monde, et la meilleure porte d’entrée dans l’univers de J.R.R. Tolkien.
Ce guide vous propose l’histoire de sa création, un résumé complet, les personnages, ce qui fait du livre un conte à part, la surprenante réécriture de 1951, le lien avec Le Seigneur des Anneaux, les éditions françaises (illustrées ou non) et les films. Si vous préparez une lecture avec un enfant, filez directement à nos conseils de lecture.
Comment est né Le Hobbit
Tolkien a toujours raconté que la première phrase du livre lui était venue sur une copie d’examen restée blanche, au début des années 1930. Il ne savait pas ce qu’était un hobbit : il a écrit l’histoire pour le découvrir, en la racontant au fil des soirées à ses fils. Le manuscrit circule ensuite parmi quelques proches, dont C.S. Lewis, qui l’apprécie beaucoup.
Une jeune employée de l’éditeur Allen & Unwin, Susan Dagnall, en entend parler et demande à le lire. Stanley Unwin, le patron, confie le manuscrit à son fils Rayner, dix ans, qui rédige un court rapport enthousiaste : le livre, écrit-il en substance, devrait plaire à tous les enfants de cinq à neuf ans. Ce jugement d’enfant décide de la publication. Tolkien dessine lui-même les cartes, la couverture et les illustrations en noir et blanc ; l’édition américaine de 1938 y ajoute plusieurs de ses aquarelles en couleurs.
Le livre porte un sous-titre qui en dit long : Histoire d’un aller et retour. Tout est là, le départ et le retour au foyer, et c’est ce mouvement circulaire qui distingue Le Hobbit de la quête sans retour possible du Seigneur des Anneaux.
Résumé du Hobbit (attention, la fin est révélée)
Un visiteur inattendu. Bilbo Baggins, ou Bilbon Sacquet selon les traductions, est un hobbit respectable qui aime son confort, sa pipe et ses repas. Un matin, le magicien Gandalf vient lui proposer une aventure. Le lendemain, treize nains envahissent sa maison, menés par Thorin Écu-de-Chêne. Ils veulent reprendre leur royaume sous la Montagne Solitaire et le trésor que leur a volé le dragon Smaug. Gandalf les a convaincus d’emmener Bilbo comme « cambrioleur ». Le hobbit, tiraillé entre son goût du confort et une étincelle d’aventure qu’il ignorait, finit par courir après eux sans même prendre de mouchoir.
Le voyage. La compagnie affronte trois trolls qui veulent les manger, fait halte chez les elfes de Fondcombe, où Elrond déchiffre les lettres lunaires de leur carte, puis est capturée par les gobelins des Monts Brumeux. Égaré dans les souterrains, Bilbo trouve un anneau et rencontre une étrange créature, Gollum. Il gagne contre lui un concours d’énigmes et s’échappe grâce à l’anneau, qui le rend invisible. Lorsqu’il rejoint ses compagnons sans avoir été vu, les nains commencent enfin à le prendre au sérieux.
La Forêt Noire. Après avoir été sauvés par les aigles et accueillis par Beorn, un homme capable de devenir ours, les voyageurs traversent la Forêt Noire, privés de Gandalf, appelé ailleurs. Bilbo sauve ses compagnons des araignées géantes, et baptise son épée Dard à cette occasion, puis les fait évader des cachots du roi des elfes en les cachant dans des tonneaux qui descendent la rivière jusqu’à Lacville, la cité des hommes bâtie sur le lac.
Le dragon. Arrivés à la Montagne, les nains trouvent la porte secrète et envoient Bilbo dans l’antre de Smaug. Invisible, le hobbit mène avec le dragon une conversation pleine d’énigmes et de flatteries, et découvre un point faible dans l’armure de joyaux de la bête. Furieux, Smaug attaque la ville voisine de Lacville ; il y est abattu par Bard, un archer, grâce à un renseignement transmis par une grive.
La Bataille des Cinq Armées. Thorin, obsédé par le trésor et par l’Arkenstone, le joyau de sa lignée, refuse de partager avec les hommes et les elfes. Pour éviter la guerre, Bilbo leur livre l’Arkenstone en secret. Une armée de gobelins et de wargs survient, et nains, hommes et elfes s’unissent contre elle, rejoints par les aigles et par Beorn. Thorin, mortellement blessé, se réconcilie avec Bilbo avant de mourir. Bilbo rentre chez lui avec une petite part du trésor… et l’anneau. Il découvre que ses voisins, le croyant mort, sont en train de vendre ses meubles aux enchères : il ne retrouvera jamais tout à fait sa réputation de hobbit respectable, et il s’en moque bien.
Les personnages du Hobbit
| Personnage | Qui est-il ? |
|---|---|
| Bilbo (Bilbon) Baggins / Sacquet | Le hobbit casanier qui se découvre courageux, rusé et généreux |
| Gandalf | Le magicien qui organise l’expédition, et disparaît souvent au mauvais moment |
| Thorin Écu-de-Chêne | Le chef des nains, héritier du royaume d’Erebor, fier et finalement aveuglé par l’or |
| Les douze autres nains | Balin, Dwalin, Fili, Kili, Dori, Nori, Ori, Óin, Glóin, Bifur, Bofur et Bombur |
| Gollum | La créature des souterrains, propriétaire de l’anneau |
| Smaug | Le dragon qui a pris la Montagne Solitaire, intelligent, vaniteux et redoutable |
| Bard | L’archer de Lacville, descendant des seigneurs de Dale, qui tue le dragon |
| Beorn | Le change-peau, homme et ours, qui aide la compagnie |
| Elrond | Le seigneur elfe de Fondcombe |
| Le roi des elfes | Le souverain de la Forêt Noire (nommé Thranduil plus tard) |
Bilbo, deux familles en une
Toute la psychologie de Bilbo tient dans sa double ascendance. Côté père, les Baggins (Sacquet) sont des hobbits respectables qui ne font jamais rien d’inattendu ; côté mère, les Took (Touque) ont la réputation d’avoir du sang aventureux. Au fil du récit, le « Took » l’emporte peu à peu sur le « Baggins », sans jamais l’effacer : Bilbo continue de rêver de sa cuisine et de son fauteuil au moment même où il fait preuve d’un courage inouï. C’est ce mélange qui le rend si attachant, et si moderne.
Le moment décisif n’est d’ailleurs pas un combat. C’est, dans le tunnel qui descend vers Smaug, l’instant où Bilbo s’arrête, terrifié, puis décide de continuer seul. Tolkien y voit le plus grand acte de bravoure de son héros, et il a raison : la vraie aventure du Hobbit est intérieure.
Thorin, la grandeur et l’orgueil
Thorin est un personnage plus ambigu qu’on ne le croit. Roi en exil, digne, solennel jusqu’au ridicule dans les premiers chapitres, il porte la mémoire d’un peuple chassé de chez lui. L’or de la Montagne réveille en lui une avidité qui le rend injuste et ingrat, jusqu’à menacer Bilbo. Sa réconciliation finale, au seuil de la mort, donne au conte une gravité inattendue, et l’une de ses plus belles scènes.
Smaug, le dragon qui parle
Smaug doit beaucoup au dragon de Beowulf, que Tolkien enseignait : comme lui, il entre dans une rage destructrice lorsqu’on lui dérobe une coupe. Mais c’est aussi un dragon bavard, fier de son intelligence, qui s’amuse avec Bilbo comme un chat avec une souris. Ce dialogue est l’un des sommets du livre, et l’une des raisons pour lesquelles Smaug reste le dragon le plus célèbre de la littérature.
Un conte pour enfants
Le Hobbit a d’abord été raconté par Tolkien à ses propres enfants. Cela se sent dans le texte, très différent du Seigneur des Anneaux :
- un narrateur qui s’adresse au lecteur, avec humour, commente l’action et interrompt parfois le récit, comme dans un conte lu à voix haute ;
- un ton léger, souvent comique, surtout dans les premiers chapitres : le dîner des nains, les trolls qui se disputent sur la façon de cuire leurs prisonniers ;
- des chansons et des énigmes, à commencer par le célèbre concours entre Bilbo et Gollum ;
- un héros qui grandit : le récit est avant tout l’histoire de la transformation de Bilbo, du bourgeois peureux au héros lucide qui ose trahir son ami pour éviter une guerre.
Pourtant, le livre s’assombrit à mesure qu’il avance. La « maladie du dragon », l’avidité qui gagne Thorin, et la bataille finale annoncent les thèmes du Seigneur des Anneaux : le pouvoir qui corrompt, et la sagesse de savoir renoncer.
Le conte puise aussi dans les sources savantes de son auteur. Les noms des nains, et celui de Gandalf, viennent presque tous d’une liste de nains d’un poème islandais médiéval, l’Edda. Les énigmes du chapitre 5 rappellent les joutes verbales des sagas nordiques et les devinettes en vieil anglais. Mais rien de tout cela ne pèse : un enfant n’y verra que de l’aventure, un adulte y reconnaîtra les mythes qui ont nourri l’Europe du Nord.
C’est pourquoi Le Hobbit convient aussi bien aux enfants, dès 9 ou 10 ans, qu’aux adultes. On le lit différemment à chaque âge.
Nos conseils de lecture selon l’âge
Entre 6 et 8 ans, lisez-le à voix haute, un chapitre par soir : c’est sa forme naturelle. Le narrateur, qui interpelle sans cesse son auditoire, semble fait pour cela. Chantez ou récitez les chansons des nains plutôt que de les sauter, les enfants les adorent. Le passage des araignées et la bataille finale peuvent impressionner les plus sensibles, mais rien n’y est gratuitement violent.
Entre 9 et 12 ans, un bon lecteur peut le lire seul. Une édition illustrée aide beaucoup à tenir la longueur, et la carte de Thror, en début de volume, devient vite un jeu de piste. C’est l’âge idéal pour un premier coup de foudre avec la fantasy.
Adolescent ou adulte, lisez-le comme une ouverture, juste avant Le Seigneur des Anneaux, ou relisez-le après : on y découvre alors tout ce qui annonce l’œuvre à venir, du Nécromancien aux pouvoirs troublants de l’anneau.
La réécriture de 1951 : quand Gollum change d’avis
Peu de lecteurs le savent : le chapitre 5 du Hobbit, « Énigmes dans l’obscurité », a été réécrit par Tolkien.
Dans la première édition de 1937, Gollum, beau joueur, promet son anneau en récompense à Bilbo s’il gagne le concours d’énigmes. Ne le retrouvant pas, il s’excuse et le guide jusqu’à la sortie. Mais en écrivant Le Seigneur des Anneaux, Tolkien comprend que l’anneau de Bilbo est l’Anneau unique de Sauron, qui dévore ceux qui le possèdent. Un Gollum prêt à s’en séparer devenait impossible.
Pour la deuxième édition, en 1951, Tolkien réécrit donc la scène : Gollum, furieux, comprend que Bilbo a volé son « précieux » et pousse un cri de haine qui annonce toute la suite. Dans le prologue du Seigneur des Anneaux, Tolkien explique avec malice que la première version était un mensonge de Bilbo, inventé pour justifier sa possession de l’anneau. Il transforme ainsi une contrainte d’auteur en indice de la corruption de l’anneau : Bilbo, le plus honnête des hobbits, a menti dès le premier jour.
Les autres révisions
La réécriture de 1951 n’est pas la seule. Pour la troisième édition, au milieu des années 1960, Tolkien corrige encore de nombreux détails afin d’harmoniser le conte avec Le Seigneur des Anneaux et ses appendices : géographie, noms, cohérence de la chronologie. Vers 1960, il avait même entrepris de réécrire tout le livre dans le ton plus grave de sa grande œuvre, avant d’abandonner après quelques chapitres, après qu’un lecteur de confiance lui eut fait remarquer que ce n’était plus Le Hobbit. Ces brouillons ont été publiés en anglais par le chercheur John D. Rateliff dans The History of The Hobbit. Heureusement, le conte a gardé sa fraîcheur.
Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux
Le Hobbit n’a pas été écrit comme le premier tome d’une saga. C’est le succès du livre qui a poussé l’éditeur à réclamer une suite, et Le Seigneur des Anneaux a mis douze ans à naître. Les deux livres sont donc liés, mais très différents.
| Le Hobbit | Le Seigneur des Anneaux | |
|---|---|---|
| Parution | 1937 | 1954-1955 |
| Public d’origine | Les enfants | Les adultes |
| Longueur | Environ 300 à 400 pages | Environ 1 200 à 1 500 pages |
| Ton | Léger, conte, humour | Épique, grave, mélancolique |
| Enjeu | Un trésor et un royaume | Le sort du monde |
| L’anneau | Un objet magique utile | L’arme du Seigneur des Ténèbres |
Quelques liens à connaître entre les deux livres :
- l’histoire se déroule soixante ans avant celle du Seigneur des Anneaux ;
- Gimli, l’un des compagnons de Frodon, est le fils de Glóin, l’un des treize nains ;
- Gandalf s’absente en plein voyage pour combattre le Nécromancien… qui n’est autre que Sauron ;
- les trolls changés en pierre et l’épée Dard, trouvée dans leur repaire, réapparaissent dans Le Seigneur des Anneaux.
Au-delà de ces clins d’œil, Le Seigneur des Anneaux éclaire rétrospectivement plusieurs mystères du Hobbit. Dans les appendices et dans Contes et légendes inachevés, Tolkien explique pourquoi Gandalf tenait tant à cette expédition : il craignait que Sauron ne se serve de Smaug dans la guerre à venir, et la mort du dragon a protégé tout le Nord. Quant à Balin, le nain le plus bienveillant envers Bilbo, la Communauté découvrira son tombeau dans la Moria. Les deux livres forment ainsi un diptyque, où le conte joyeux devient, à la relecture, le premier acte d’une tragédie.
Pour aller plus loin dans ce monde, lisez notre guide de la Terre du Milieu et notre page sur Le Seigneur des Anneaux.
Quelle traduction et quelle édition choisir ?
En français, le livre a connu deux traductions principales :
- la traduction de Francis Ledoux (1969), parue sous le titre Bilbo le Hobbit, qui a fait découvrir le livre à des générations de jeunes lecteurs. On y lit « Bilbo Sacquet » et « Thorin Écu-de-Chêne » ;
- la traduction de Daniel Lauzon (2012), intitulée simplement Le Hobbit, plus fidèle au ton de Tolkien, à ses chansons et à sa poésie. Elle harmonise aussi les noms avec ceux de sa nouvelle traduction du Seigneur des Anneaux.
Notre recommandation est claire : pour un enfant comme pour un adulte qui découvre le livre, prenez la traduction de Daniel Lauzon. Elle rend mieux la voix malicieuse du narrateur et, surtout, les chansons des nains et des elfes, qui retrouvent leur rythme et leurs rimes. La version Ledoux garde un charme réel pour ceux qui l’ont lue enfants, mais elle a vieilli, et ses noms ne correspondent plus à ceux des éditions récentes de Tolkien.
Les éditions illustrées
Le Hobbit est sans doute le livre de Tolkien qui se prête le mieux à l’illustration, et le choix est vaste. Voici comment vous y retrouver :
- les éditions de poche, pour une première lecture ;
- les éditions illustrées par Alan Lee, dont les aquarelles ont inspiré les films ;
- les éditions reprenant les dessins et aquarelles de Tolkien lui-même, très recherchées ;
- les éditions annotées, pour les passionnés, avec les notes et les variantes du texte.
Les dessins de Tolkien méritent une attention particulière. Il n’était pas un illustrateur professionnel, mais ses vues de Fondcombe, de la Forêt Noire ou de la salle de Smaug ont une grâce naïve et une cohérence rare : ce sont les images que l’auteur avait en tête en écrivant. Les éditions qui les reprennent, souvent en grand format, sont un très beau cadeau. Les aquarelles d’Alan Lee, plus brumeuses et plus lyriques, conviennent davantage à un lecteur adolescent ou adulte, et rappelleront aux cinéphiles l’esthétique des films.
Pour un enfant, privilégiez une édition illustrée à la typographie aérée, avec la carte bien lisible. Pour un passionné, une édition annotée, qui signale les variantes entre les éditions de 1937, 1951 et 1966 et explique les sources médiévales, est un vrai trésor de lecture.
Le Hobbit au cinéma
Peter Jackson a adapté le livre en une trilogie : Un voyage inattendu (2012), La Désolation de Smaug (2013) et La Bataille des Cinq Armées (2014). Pour remplir près de huit heures de film à partir d’un roman court, il a largement ajouté : le retour de Legolas, un personnage d’elfe inventé, Tauriel, une intrigue amoureuse, et toute l’histoire du Nécromancien, tirée des appendices du Seigneur des Anneaux. Beaucoup de lecteurs y ont perdu le charme du conte.
Tout n’est pas à jeter pour autant. La scène des énigmes entre Martin Freeman et Andy Serkis est une réussite, fidèle au livre jusque dans ses répliques, et la voix de Benedict Cumberbatch donne à Smaug toute sa vanité menaçante. Notre conseil : faites découvrir le livre avant les films, car l’inverse risque de laisser croire à un enfant que le conte est une épopée de guerre.
Une adaptation en dessin animé, plus courte et plus fidèle au ton du livre, avait été réalisée pour la télévision américaine en 1977.
Si vous avez aimé Le Hobbit, lisez…
- Le Seigneur des Anneaux, évidemment, mais plutôt vers 12 ou 13 ans, quand la longueur ne fait plus peur.
- Le Monde de Narnia de C.S. Lewis, l’ami de Tolkien, pour une autre grande aventure à lire en famille. Voyez notre guide de Narnia et de son ordre de lecture.
- Terremer d’Ursula K. Le Guin, pour un jeune héros qui apprend, comme Bilbo, à se connaître à travers l’épreuve.
- La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero, pour une fantasy française de voyage et d’amitié, idéale vers 11 ou 12 ans.
- Harry Potter, si votre jeune lecteur a aimé la façon dont le livre grandit avec lui, de la légèreté des débuts à la gravité de la fin.
Questions fréquentes
Faut-il lire Le Hobbit avant Le Seigneur des Anneaux ?
Oui, c’est conseillé. Il est plus court et plus simple, présente Bilbo, Gandalf et Gollum, et raconte comment l’Anneau a été trouvé.
À partir de quel âge lire Le Hobbit ?
Dès 9 ou 10 ans pour un bon lecteur, ou plus tôt en lecture à voix haute. C’est un conte écrit pour des enfants.
Quelle est la différence entre Bilbo le Hobbit et Le Hobbit ?
C’est le même livre, dans deux traductions différentes : Bilbo le Hobbit est le titre de la traduction de Francis Ledoux (1969), Le Hobbit celui de la traduction de Daniel Lauzon (2012).
Combien de chapitres compte Le Hobbit ?
Dix-neuf, de « Une réception inattendue » au retour de Bilbo chez lui. Les chapitres sont courts et se prêtent bien à une lecture d’un chapitre par soir.
Combien de nains accompagnent Bilbo ?
Treize, menés par Thorin Écu-de-Chêne. Avec Bilbo, la compagnie compte quatorze membres, sans Gandalf, qui va et vient.
Qui est le Nécromancien ?
Dans le livre, c’est une ombre mystérieuse installée dans le sud de la Forêt Noire, que Gandalf part combattre avec d’autres sages. Ce n’est que dans Le Seigneur des Anneaux que l’on apprend qu’il s’agit de Sauron, revenu en secret. Les films de Peter Jackson montrent cet épisode, que le livre laisse hors champ.
Les films du Hobbit sont-ils fidèles au livre ?
Pour la trame générale, oui ; pour le ton, beaucoup moins. Les films transforment un conte court et souvent drôle en une épopée de près de huit heures, avec des personnages et des batailles inventés. Le dessin animé de 1977 est plus fidèle à l’esprit du livre, même s’il le simplifie.
Quand Le Hobbit a-t-il été publié ?
Le 21 septembre 1937 au Royaume-Uni. Le livre fêtera ses 90 ans le 21 septembre 2027.
